Un carnet en poche, ballade dans le quartier viarme

May 17, 2016

 

 

L'atelier d'écriture itinérant du 20 avril a apporté un regard nouveau sur le quartier depuis la place Viarme jusqu'au parc des Capucins en passant par la rue des hauts-pavés et la librairie Les Nuits Blanches.

 

Le carnet calé contre un mur, un pare-brise, un lampadaire ou un tronc d'arbre, les participants ont attrapé au vol mots, impressions, images et conversations pour composer des textes dont voici quelques extraits.


 

 

Un petit banc, petit comme une chaise à la stabilité incertaine, n’offre aucun
panorama, juste face au carrefour de deux rues qui se croisent, flanqués de feux
tricolores et traversées de passages piéton.

Il tourne le dos aux halles anciennes du
marché. Une vieille dame s’assied dessus pour reprendre des forces et sort un livre :
Lettre d’insultes. Mon guide pratique de correspondance institutionnelle et
commerciale.

Un pigeon passe…

Johanna

 

 

 

Sans un grain de folie, la vie manque de sel.
Partir sur un sidecar royal immatriculé XVZ jaune d'or,
cheveux au vent, sans destination précise
après avoir défilé en tête de cortège
en ce jour du 20 avril 2016

et pris en stop un jeune homme à pied,
mains dans les poches, qui remontait sereinement
le long de la ligne 3

Françoise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une bouche de cave remplie de mégots et de saletés diverses. Mais où débouche-t-elle ? – Curiosité.
Imaginons qu'elle donne sur une cave très sombre, très noire, remplie de meubles
anciens que recouvrent d'immenses toiles d'araignées; une ambiance loin des bruits
de la rue, un lieu sacré, plein de mystères, de vies passées, de souvenirs à jamais
enfouis. Une voute de pierres les enchâsse, les emmure, les préserve.

Mais il est
temps de partir, revenir vers la civilisation, le présent. À la sortie de cette entrave,
quelques pas plus loin : un beau vélo vert. Selle en cuir transportant une petite
caisse de bois tenue par deux détendeurs blancs.

On a envie de l'enfourcher et de
partir loin vers l'avenir.

Claire

 

Non loin de la Place Viarme, un laveur de carreaux manie son manche télescopique
tel un Magicien de la Géométrie.
En lavant les carreaux, non seulement il fait apparaître ou disparaître les objets
campant dans la vitrine, mais il met aussi en lumière les vies des hommes et des
femmes qui déambulent dans la rue.

Il surprend leurs conversations : certains
parlent de la météo, d’autres des événements de l’actualité. Parfois il imagine
même leurs pensées, surtout celles des femmes.

(Celles-ci réfléchissent souvent
comment elles vont organiser leur soirée, après leur journée de travail).
Le seul Être indolent que nous pouvons croiser par hasard est Monsieur Pigeon.
Monsieur Pigeon qui picore de ci, de là, sans se soucier des soucis des passants.

Isabelle

 

Une grand-mère crollée blanc avance au rythme alterné des sacs qu'elle tient de
chaque côté ;
elle se laisse emporter par la descente et sa cadence s'accélère.
Seule, la lourdeur des sacs lui rappelle la gravité et l'empêche de s'envoler.
Un peu plus loin sur la place, un homme qui a du temps baille, le dos au vent, assis
sur la largeur d'un banc de marbre
.

Valérie

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La Ruche est gérée par le Théâtre de l'Entr'Acte, compagnie de théâtre créée en 1987.

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